Arrivée et premiers moments

L’avion est parti presque à l’heure, il était peu rempli.

On a quand même eu notre moment d’inquiétude à l’enregistrement : sur la base de notre réservation par téléphone, nous avions tous deux un vol déjà enregistré, côte côte, à des places avec cloison devant histoire d’avoir un peu de place pour le Babichou.
Mais au comptoir pour récupérer les cartes d’embarquement… mon billet n’est pas enregistré et la rangée de nos places initiales n’existe pas… gni ?
Heureusement la personne compétente et de bonne volonté, a fait en sorte qu’on puisse avoir des places pour une configuration similaire à ce qui était prévu.
Par contre ce que je trouve dommage c’est que malgré le statut gold et une classe eco premium vide, on ne nous est pas automatiquement proposé un surclassement.
Finalement le statut gold ne sert à rien par rapport au statut silver.

Babichou s’est endormi avant le décollage, pour se réveiller une heure après, puis ne s’est rendormi que sur la fin du vol et a manqué aussi l’atterrissage du coup.
Sinon il a été sage quand même, malgré deux ou trois épisodes chouchougne, parce que c’est long quand même, y compris pour nous.
Il n’a pas trop cherché à picorer dans nos plateaux repas, ni à aller vadrouiller.
Après, quelques dessins animés et un peu de musique (il se trémoussait avec le casque sur les oreilles) ont fait le reste.

Avion peu rempli donc avion vite débarqué (on a pris notre temps parce que le Babichou dormait), les bagages ont été vite déchargés, l’immigration (quasi pas de monde) et la douane (pas de fouille) vite passées.
Après, ça reste l’éternelle organisation japonaise qui fait que ça marche, mais il n’y a pas de secret : là où chez nous on met une ou deux personnes, chez eux il y en a quatre voire six, du coup tout s’enchaine très bien et ça dépote.

Pour les amateurs, l’avion était un B777.

En arrivant temps moche pluvieux mais chaud.
Après sur le trajet selon les endroits ça oscillait entre pluie et grisaille.

 

Le plus impressionnant reste toujours les trains : ça part à l’heure dite, ça arrive à l’heure dite, c’est tout 🙂
On a perdu un peu de temps pour prendre notre billet de train aéroport – Kyoto (en fait une sorte de carte orange une journée, moins chère que le billet seul et sert aussi pour le trajet Kyoto – petite gare de Kyoto près de l’hotel) mais on a eu tout de même le train de 9h46, soit pas mal d’avance sur l’horaire estimé.

Arrivés à la gare de Kyoto, comme j’avais oublié (et pas noté) le nom de la ligne de train à prendre à la gare centrale de Kyoto, nous avons fait un peu de chemin avec notre barda pour trouver une personne à qui demander…. tout ça pour revenir à note point de départ : le train à prendre était sur le quai à côté du train d’arrivée 🙂
Petite ligne façon RER sympathique, toujours des horaires respectés et personne sur les voies pour gripper la mécanique.
Sortis de la gare de destination, on se retrouve en plein quartier résidentiel typique et on retrouve tout ce qui nous plait, y compris le piou-piou d’oiseau pour indiquer qu’on peut traverser.
Le chemin jusque l’hôtel est plus long que dans mon esprit, peut-être allongé aussi par la fatigue du trajet et de trainer 50kg de bagages (mais où sont les porteurs du Moutia ?) mais en tous cas mon système GPS marche à merveille : je suis rassuré et conforté dans mon investissement, il faudra que j’écrive une page sur ce sujet.

L’environnement de l’hôtel est magnifique, aux abords de la grande rivière qui sépare ce quartier à la limite de Kyoto d’une des collines qui encerclent la ville (Kyoto c’est un peu comme Rome de ce point de vue-là).
Le Babichou, qui s’est endormi dans le RER, renouvèle / retrouve malgré lui son fan club : petits et grands ne manquent pas de jeter un œil à ce petit enfant pâle et blond qui dort la bouche ouverte en ronflant dans sa poussette 🙂

En avance à l’hôtel (chambre à partir de 15h), nous sommes ressortis après avoir laissé nos bagages pour se promener un peu, moitié des rues que nous ne connaissions pas, moitié des rues que nous retrouvons. Comme il est 13h, c’est l’heure de manger, alors on va manger (mais on a faim quand même) et on choisit un petit restau d’aspect très chic et aux pris qui vont avec, mais par rapport à chez nous ça reste raisonnable : moins de 20€ le menu gastronomique, poisson local – cru pour Mymy et grillé pour moi – avec l’accompagnement qui va bien et un service irréprochable.
En plus du thé vert, on arrose ça avec une bière ambrée du cru, histoire de manger culturel : la bière est délicieuse, à retenter.

Le Babichou manque l’épisode du restau, il dort toujours.
Heureusement qu’on a les photos pour lui prouver 🙂

Sortis du restau on se met à la recherche d’une petite boutique que nous avions déjà visitée la première fois, sans acheter, et Mymy la retrouve : c’est toujours aussi magnifique.

En sortant il est temps de prendre le chemin de l’hôtel et nous tombons sur une procession.
Enfin c’est plutôt elle qui tombe sur nous : on attendait au passage piéton et j’entends une musique religieuse… je jette un œil pour voir une voiture de police au gyrophare en action et qui ouvre le passage à un cortège assez long avec voiture haut parleur (la musique religieuse), cabriolet avec prêtres shintô façon papamobile, camion remplis de messieurs en tenue religio-sportive aux couleurs différentes, moines à pieds.
Comme ils prennent le même chemin que nous, on suit le cortège et la foule se fait de plus en grande au fur et à mesure.
Le point de ralliement est apparemment le parking de notre hôtel… serait-ce en notre honneur ?
Franchement au début on a cru à un événement culturo-sportif façon joutes Sètoises… c’est parti pour une histoire à Mymy 🙂
On a vraiment cru à une joute sur bateau, avec une demie douzaine d’équipes différentes et ce qui ressemblait vraiment à une structure à ajouter sur un bateau.
In fine, ces structures étaient des sortes d’emblèmes et nous avons compris en voyant arriver la procession des porteurs de… comment dire… comme dans ces processions catholiques où on trimballe un Saint représenté sur une sorte de catafalque.
Là on ne peut plus vraiment avancer donc on laisse passer le cortège et on regarde, c’est plutôt sympathique.
Arrivent alors deux dragons façon nouvel an chinois (avec deux hommes à l’intérieur, un pour la tête et un pour la queue) et le premier des deux dragons approche de la poussette du Babichou (il s’est réveillé entre temps, ah oui : dans la boutique en question un peu plus haut) qui ma foi ne s’en laisse pas compter et repousse de la main ce vouvou importun, ce qui ne manque pas de faire rire tout le monde autour 🙂
On finit par avancer et on se rend compte que la foule va jusque dans notre hôtel…. Mais la personne de l’hôtel qui nous avait accueillis vient à notre rencontre pour nous ouvrir le passage, on suppose que quelqu’un aura dit là-bas que des touristes avec un bébé était en chemin et comme c’est le seul hotel du pâté de temples, forcément… super sympa en tous cas.
Arrivés dans la cour de l’hôtel, on voit plein de parents avec des petits enfants costumés pour l’occasion en habits qui reprennent les couleurs des emblèmes vus auparavant : trop mignon, et quel travail pour les costumes.

Pour la gloire de faire une phrase (en deux mots) en japonais, je demande si c’est bien un matsuri (un festival culturo-religieux) et oui évidemment c’en est un : on a de la chance d’être tombés dessus, ça démarre vraiment bien.

La chambre est conforme à ce que j’espérais, avec vue sur le jardin intérieur et suffisamment de place pour 3 personnes et un Babichou, qui se met à courir partout, pas déboussolé, et passer de la pièce séjour à la pièce « salon de thé avec vue sur le jardin » en manoeuvrant les cloisons coulissantes en papier de riz.
Bon, il lui faut plusieurs fois pour enregistrer qu’il y a une toute petite marche entre les deux et ça donne lieu à quelques badaboum qui ne l’empêchent en rien.
Pendant que Mymy tente de chasser la fatigue du voyage dans la salle de bain, je sécurise tant bien que mal la pièce séjour : trop de choses à toucher et à casser… 🙂

16h30 : texto de Marilyne qui est arrivé à la petite gare du quartier, on se remet en route pour reprendre l’air (il fait beau maintenant) et aller à sa rencontre.
On tombe sur un héron blanc à la pêche dans la grand rivière et je prends le temps d’en garder quelques photos.
Du coup c’est là que Marilyne nous rejoint, fatiguée du trajet mais tout s’est bien passé.

Retour à l’hotel donc, on finit par réussir à faire fonctionner la connexion internet, puis c’est l’heure du diner.
Le Babichou nous fait mourir de rire à courir dans les couloirs de l’hôtel habillé en yukata, tout en proférant ses discours habituels.

Le repas est un peu long pour lui par contre, d’autant plus qu’il a vite fait de manger un peu et jouer avec son riz.
On alterne pour le faire bouger un peu, je l’emmène dans le petit jardin pour voir un coco perché sur sa branche.

Enfin, retour dans la chambre, coucher à même pas 20h… pas super facile entre « on fait dodo maintenant » et lui faire trouver ses marques.
Réveil à minuit : apparemment le pyjama était de trop pour le Babichou et ça l’empêchait de dormir.
Debout à 5h pour moi, avec le soleil, j’aime bien ça.

Aujourd’hui au programme : Arashiyama en long, large, et travers.