Jours 0, 1 et 2 : Yokohama, nous voilà !

Le précédent voyage date de deux ans…
Fini le temps où l’on pouvait partir chaque année en grattant les fonds de tiroir : la France n’est pas seulement championne du monde de football, l’équipe de France des imposés sur le revenu est championne d’Europe !

Cette année, le programme en trois points était : budget, budget, budget.
Il fallait alors trouver un point de chute abordable et autant que possible inédit : lors du précédent voyage, pendant l’étape Tokyo, nous avions poussé jusque Kawasaki et refait un tour à Kamakura. Entre les deux, on trouve Yokohama (横浜市) : deuxième ville la plus peuplée du Japon, mise en scène dans le Tour du Monde en Quatre Vingt Jours et la Colline aux Coquelicots, elle est chargée d’Histoire puisque son port sera l’ouverture – forcée – du Japon sur les USA et le reste du monde à partir de la deuxième moitié du XIXème siècle. Détruite en 1945, elle connaitra l’essor à vitesse V du Japon de par son industrie et son activité maritime. Accessoirement, nous n’avons jamais fait qu’y passer, alors qu’il y a en fait des choses à y voir et faire, sur place ou accessibles dans la journée.
Les miles pour les billets d’avion, Airbnb pour une vieille bicoque à l’ancienne (mais avec les washlets) et ce malgré le changement de loi sur l’hébergement particulier.

Vol en début de soirée : le terminal 2E est de plus en plus misérable et bordélique… ça craint.
Décollage retardé, un orage sur la zone compromet le ravitaillement en carburant (rappel : on n’attache pas sa ceinture tant que le plein n’est pas effectué).
Décollage mouvementé : l’orage est vraiment sur la zone et la couche d’air capricieuse. Un joli trou dans la minute suivant l’envol provoque une belle frayeur dans l’avion… honnêtement, pendant une seconde on a pu se poser la question embarrassante : décrochage ?
Globalement, le vol fut pénible : de jolies turbulences récurrentes, impossible de dormir plus de 30 minutes d’affilée, et un siège qui fait toujours aussi mal au derrière (je n’ai pas de gras en dessous de la ceinture et, dans ces moments-là, je regrette de ne pas pouvoir le redistribuer à ma guise).
Nous finissons tout de même par arriver à Haneda, récupérons en 2 secondes 12 nos bagages, passons l’immigration, la douane et son labrador qui agite plus souvent la queue qu’il ne renifle (« ouais ! ouais ! renifler des valises et des gens : c’est ce que je préfère ! »).

Au moment de créditer nos cartes de transport PASMO, les cartes de crédit de Mymy sont refusées, les miennes non : Dieu existe et veille sur nous, la preuve est faite.

Trajet court et facile jusque l’hôtel qui nous accueille pour la première nuit (changement de la date de départ après réservation de la maison) : le Sotetsu Fresa Inn Yokohama-Sakuragicho. C’est un hôtel sans prétention, mais tout à fait correct, très abordable et extrêmement bien situé dans le centre moderne de Yokohama.
Par contre, grande surprise au niveau météo par rapport à notre départ de France : la tempête. Un ouragan au large de Tokyo, et donc de Yokohama, provoque un fort vent et de fortes pluies sur la région : nous arrivons trempés et glacés 🙂

Dîner rapide mais sympathique au Charcoal Grill Green, à deux minutes de l’hôtel : huîtres de Hokkaido sautées pour Mymy et buger pour Babichou et moi. En ce qui me concerne, ce sera accompagné d’une stout locale excellente. Babichou teste la bière sans alcool : grimace (mais je dois reconnaitre qu’elle était bof bof). Il se consolera avec une limonade maison. Mymy n’ayant plus le droit au gazeux, donc à la bière, noiera son chagrin dans le mojito.

Après le repas, nous tentons de gagner le quartier Minato Mirai, avec notamment sa grande roue illuminée, théâtre des rendez-vous galants de nombreux films, drama, ou télé réalité comme Terrace House. Je dis bien tentons, car les éléments sont contre nous : ce sera donc la deuxième fois de la soirée où nous arrivons à l’hôtel trempés et glacés.

Ayant tous fait la sieste dans l’après-midi, ou alors pour une autre raison, nous avons du mal à trouver le sommeil et encore plus le conserver, surtout Babichou et moi : la journée sera rude…

Devant rendre la chambre à 10h et prenant le petit déjeuner à l’extérieur, c’est une Mymy matinale (8h30 ! 8h30 du matin ! pas 8h30 de l’après-midi !) qui nous accompagne en direction de notre destination avortée de la veille au soir. Il fait cette fois beau et chaud, chaud et beau : c’est sous un soleil de plomb, levé depuis 4h30, seulement mitigé par intermittence par le vent frais venant de l’océan, que nous arpentons le secteur à la recherche d’un café déjà ouvert (la plupart ouvrent à 10h / 10h30). C’est dans un Starbuck’s que nous allons échouer, et finalement manger uniquement liquide : autant le café chaud que l’on peut y trouver en France est une lavasse infâme, autant le café glacé que l’on y trouve au Japon est une bénédiction en cette saison.

Nous regagnons l’hôtel pour le check-out et regagnons notre secteur du matin pour y trouver fraicheur, faire quelques repérages shopping et y déjeuner dans un restaurant de panure.
Une salle d’arcade propose des jeux en réalité virtuelle, notamment une version de Mario Kart : je ne sais pas si on trouve la même chose en France.
Nous repassons par l’hôtel récupérer les bagages, puis en route pour la maison : trajet direct en métro.

La maison est conforme à l’annonce : pittoresque mais nickel et bien équipée, dans un quartier calme, où seules les cigales font du boucan dès que le soleil pointe son nez, avec transports et commerces à proximité. En sortant du métro, je me serais cru à Kyoto, dans sa partie nord-est.
Aussitôt installés, direction le supermarché, franchement grand et bien fourni, pour remplir le frigo/congel : on va surtout manger liquide 🙂
Petite déception : pas de Yebisu Black au rayon bière…
Babichou s’endort juste avant le repas : il semble avoir bien entamé sa nuit, alors nous mangeons sans le réveiller : il se réveillera une heure plus tard, affamé et en pleine forme… Fraîcheur du soir, envie d’une savoureuse glace granité vanille fruits du 7Eleven, nous ressortons et ne trouvons malheureusement qu’un ersatz dans un Lawson.
Coucher tardif et sommeil compliqué : malgré la clim’, la chaleur est vraiment difficile cette année.

Pour finir, quelques photos :