Jours 7, 8, 9, 10 : montagne, exploration, architecture, train

Jour 7 : la montagne.

Excursion à Takao san (高尾山), mais cette fois-ci la version Tokyo, après celle, l’an dernier, de Kyoto.
L’itinéraire est moins pittoresque – on n’a pas à prendre le bus – mais l’endroit est un peu le même : on se sent déjà à la montagne et on se croit à la campagne.
On peut accéder au sommet entièrement à pieds, ou entamer la promenade par un funiculaire ou un télésiège : c’est cette dernière option que nous choisissons, l’aventure c’est l’aventure.
Cette petite excursion est assez prisée des Tokyoïtes, en automne pour les couleurs du feuillage, mais également en été car elle permet d’échapper un peu à la chaleur de la ville, via une promenade à la fois en montagne et à la fois en forêt, dans un environnement empreint de folklore Tengu (天狗).
Pour ceux qui y restent lorsque le soir commence à tomber, c’est également l’occasion d’apercevoir – et même de croiser – des macaques, comme sur à peu près toutes les collines/montagnes boisées du Japon.

Jour 8 : dorment Papi et Mimi, père et fils marchent sous la pluie
Babichou et moi sommes levés de bonne heure, Papi et Mimi ont besoin de repos.
Du coup, nous nous préparons pour une promenade dans Ikebukuro Est, à la recherche d’une boutique spécialisée dans les maquettes, où nous aimions aller.
Si nous ne trouvons pas cette boutique, il nous restera les boutiques de figurine et le fameux étage dédié à Gundam ((機動戦士ガンダム) dans le magasin Yamada Denki.
Peu après notre départ, il commence à pleuvoir quelques goûtes, mais c’est plutôt agréable, étant donnée la chaleur qui règne déjà alors qu’il n’est même pas 9h.
Nous marchons d’un bon pas et gagnons Ikebukuro Est, quartier que nous connaissons beaucoup mieux que le Ikebukuro Ouest dans lequel nous séjournons cette fois-ci.
Pourtant, impossible de retrouver la boutique de maquettes : nous avons beau quadriller le secteur où elle se trouvait, rien.
Nous enchaînons du coup avec l’enfilade de boutiques KBooks, Mandarake, Animate : le paradis de la culture manga/anime/idol/cosplay.
Nous terminons par le meilleur, avec l’étage Gundam du Yamada Denki, où nous vivons un grand moment de solitude lorsqu’il s’agit de demander aux vendeurs si un modèle précis est une maquette ou déjà monté.
Face à la difficulté, je simplifie la question en demandant si c’est adapté à un enfant comme Babichou, puisque ça je sais le demander : on me répond par l’affirmative, et je pense que c’est vrai étant donné le prix moindre du modèle en question par rapport au prix moyen.
A l’étage, on trouve toutes les séries Gundam, y compris de très vieux modèles du début des années 80, mais aussi toutes les tailles et tous les prix, y compris des modèles très grands et tout en métal, dont le prix atteint presque les trois chiffres.
Retour à l’appartement pour déjeuner, puis repos pour Babichou et moi, avant de faire quelques courses et aller dîner dans un restaurant de brochettes qui a la particularité du temps limité : on ne peut y rester que maximum 2 heures.
Nous passons ensuite par une pharmacie, pour trouver un collyre pour Babichou, dont un des yeux montre une petite intolérance à la chaleur et l’humidité combinées (à moins que ce soit le fait de se frotter l’œil après avoir mis ses mains partout, ce n’est pas faute de le prévenir…).
Chose intéressante dans les pharmacies japonaises, où plutôt les parapharmacies vendant également des médicaments sans prescription : un « interne » en pharmacie officie pour établir un diagnostic et s’assurer d’éviter de l’automédication désastreuse.
Comme il ne parle pas anglais, il va chercher une tablette et se connecte à un service d’assistance à distance en vidéoconférence, où une personne parlant anglais mais ayant également des notions de médecine ou pharmacie, peut nous poser des questions, discuter avec « l’interne » et nous donner les conclusions de leur discussion.
Le service est disponible dans pas mal de langues, dont l’anglais : c’est franchement efficace.
Nous repartons avec un collyre et séance gougoutte dans l’œil pour Babichou à la maison 🙂

Jour 9 : quelque chose de typique.
Nous sortons de Tokyo aujourd’hui, pour aller à Kawasaki, reliant Tokyo et Yokohama pour former la plus grande mégapole du monde.
Le but du jour est la visite du Nihon Minka-en (川崎市立日本民家園), un musée en plein-air où ont été déplacées des maisons typiques de l’ère Edo (江戸時代).
Voici la brochure en Français.
Ce musée vaut vraiment le coup, de par l’intérêt de l’architecture japonaise en fonction de l’occupation (fermier, marchand, samourai, etc.) mais aussi le rapprochement possible avec nos équivalents.
En partant, nous croisons un monsieur qui parle un peu Français et qui, par manque d’occasions de le pratiquer, a essayé de l’entretenir par la chanson et notamment Charles Aznavour.

Jour 10 : trains miniatures, trains maxiatures
En route pour Saitama et son musée du train, où sont exposés de vrais wagons et locomotives, depuis le début de l’exploitation massive du chemin de fer au Japon.
Rappelons que la première ligne de chemin de fer au Japon date de 1872, et que la première locomotive fabriquée au Japon date de 1893 (avec quelques pièces d’origine étrangère).
La première ligne électrique date de 1914, et la première ligne à grande vitesse date de 1964, alors que le TGV lui est entré en service en 1981.
On y trouve également des simulateurs montés sur vérins, avec projection sur écran du paysage, et reproduisant exactement une locomotive à vapeur, un shinkansen, et deux lignes de train/métro.
Le plus facile à conduire est – paradoxalement ? – le shinkansen.
Rappelons qu’il y a sur les lignes de train un système automatique d’arrêt d’urgence en cas de détection de tremblement de terre.
Le musée est également complété par une salle pédagogique spéciale pour les enfants, ainsi qu’un inventaire de tout un tas de pièces, mécanismes et appareils utilisés par le passé : les commandes d’affichage et d’aiguillage électromécaniques sont impressionnantes.
Il y a beaucoup à voir et nous rentrons avec la nuit : revenant par la gare d’Ikebukuro, nous repartons à la recherche de la boutique de maquettes, mais toujours chou blanc…