Jours 4, 5, 6 : prendre ses marques

Quelques photos d’ores et déjà pour illustrer le séjour : ici.

Nous en étions restés à la « vallée Todoroki » (等々力渓谷) et la perspective d’une journée de pluie.
Le vent n’a pas tourné et il a bien plu à peu près toute la journée : de peu à un peu plus, parapluies et coupe-pluie ont tout de même servi.
La vallée Todoroki est un endroit assez incroyable, puisqu’un écrin de verdure encaissé dans un de ces très nombreux écrins de béton qui enserrent canaux et rivières en milieu urbain : descendre des escaliers pour se promener au bord d’une petite rivière, entouré d’arbres, et finir par un petit temple.
Néanmoins, la visite fut presque une pause entre deux moments de restauration : nous sommes à la fois fatigués et absolument pas synchro sur le lever des uns et le recoucher des autres, du coup nous arrivons in situ au moment de déjeuner.
Peu importe, la nourriture fait partie complètement intégrante du séjour.
La visite du jour commence donc par le déjeuner, dans un restau de cuisine italienne, dont les Japonais sont également friands : l’endroit est charmant, tranquille, et les lasagnes délicieuses.
Le quartier est typique de la « petite couronne » Tokyoïte, proche des quartiers qui ne dorment jamais, mais épargné du bruit et de l’agitation qui y règnent.
Fin de la visite, il est temps de goûter, de succulents gâteaux et un café bien chaud, réconfort après la pluie et une température en décalage avec la chaleur à laquelle nous avons été confrontés jusque-là.

Le soir venu, nous ne faisons pas long feu après dîner, mais après tout j’apprécie plutôt de me caler sur le soleil (4h30 – 19h30) et puis il n’y a de toutes façons pas meilleur sommeil que celui qui vient tout seul 🙂

Au programme du jour 5 : le tranquille quartier de Yanaka, le parc Ueno et la ligne de tram Toden Arakawa.

Le quartier de Yanaka fait partie des quartiers de Tokyo, plus nombreux qu’on ne le croit a priori, qui font oublier que l’on est à Tokyo : pas de gratte-ciel, ni de tour d’habitation, quelques rares petits immeubles et tout le reste de maisons individuelles.
Pour un peu, on se croirait à Kyoto, ou dans une ville de province : Tokyo, rappelons le, est en fait – à l’instar de Londres – l’agglomération de 23 communes, donc plutôt un grand département voire une mini région.
La banlieue de Tokyo, elle, a plutôt tendance à être une banlieue dortoir, composée de très nombreuses barres d’immeubles : il faut alors rejoindre la grande banlieue, ou la province, pour retrouver en majorité les petits quartiers d’habitations.
Nous déambulons dans les petites rues, croisant des petits autels de quartier – voire de pâté de maison parfois – commerces et restaurants : j’en ai déjà parlé par le passé, nombre de ces restaurants ne sont d’apparence même pas au standard du boui boui en France, mais on y mange pourtant dans l’ensemble plus que très bien, une cuisine simple, savoureuse, authentique même, le tout pour un prix le plus souvent à la portée de toutes les bourses.
Sur ce dernier point d’ailleurs, on se rend compte que faire les courses pour manger chez soi le soir ou aller dans un restaurant standard, revient au même prix, surtout le midi, où la règle est bien de pouvoir déjeuner pour moins de 1000 Yens (environ 9€ au cours du moment).
Nous terminons la visite de Yanaka par la rue commerçante Yanaka Ginza, où l’on trouve de tout, à tous les prix.
Ensuite nous continuons par la traversée du cimetière de Yanaka : le cimetière est évidemment différent de chez nous, puique non empreint de culture judéo chrétienne mais du syncrétisme boudhiste et shintoïste qui caractérise le pays.
Rappelons aussi que les Japonais n’ont pas le même rapport à la religion que nous, celle-ci étant plus accompagnatrice que directive (je ne parle même pas des religions « fais pas ci, fais pas ça »).
Rappelons également qu’à l’instar des Romains, les Japonais célèbrent le souvenir de leur ascendance à la maison, dans un autel prévu à cet effet.
Tout ça pour dire que le cimetière est plus un lieu de promenade et d’offrandes aux morts (encens, orange) que de commémoration ou souvenir (fleurs).
Normal, donc, d’y trouver une aire de jeux pour enfants, où l’on se délecte d’une glace bien rafraichissante.
Nous poussons ensuite jusque le parc de Ueno, très connu et prisé des Tokyoïtes pour Hanami (l’observation des sakura, les cerisiers en fleur), où nous n’étions jamais encore allés.
Il a le mérite d’être grand et de regrouper tout un tas d’activités, mais je n’en suis pas plus fan que cela.
Enfin, pour rentrer, nous empruntons depuis son terminus la dernière ligne de tramway en activité à Tokyo : la ligne Toden Arakawa.
Chaque rame est composée de deux voitures et serpente, tantôt sur des rails entre les maisons et immeubles, tantôt sur la route : aussi pittroresque que doit l’être à sa manière le tramway de San Francisco.

Jour 6 : ceux qui changent d’appartement.

Mais restent dans le même immeuble : hasard de la fragmentation du calendrier des disponibilités au moment de la réservation.
Nous montons de deux étages, mais perdons un peu de place et les washlets : il semblerait que le confort n’est pas une fonction croissante de l’étage dans ce pays 🙂
Ce jour-là, Mymy va déjeuner avec ses collègues Japonais.
Les garçons, de leur côté, iront à Shinjuku voir le point du vue au sommet des tours jumelles de la préfecture : nous n’y verrons pas le mont Fuji, le temps étant trop couvert (il vaut mieux venir en hiver pour le voir depuis Tokyo).
Pourtant le soleil est de plomb quand nous sortons, la pause déjeuner à l’ombre des gratte-ciel et de la climatisation tombe à pic.
Nous trouvons un petit restaurant où les employés de bureau viennent déjeuner sur le pouce, et y découvrons une spécialité de poulet grillé comme pour les brochettes, mais servi sur un bol de riz : une sorte de yakitoridon donc. Délicieux.
Le soleil est toujours de plomb quand nous sortons, donc une pause rafraichissement et viennoiserie s’impose, dans un café de la chaine « Vie de France » : cela plait particulièrement au Babichou, puisqu’il peut à la fois lire et comprendre le nom, et à la fois se régaler d’un pain au chocolat.
Nous déambulons ensuite dans la partie résidentielle de Shinjuku, dans l’idée de rejoindre le parc de Shinjuku : celui-ci est malheureusement fermé le lundi… mince.
Nous terminons par un peu de shopping autour de la gare de Shinjuku avant de regagner la maison et retrouver Mymy.