Jour 0, 1, 2, 3 : cette année nous aurons un vrai été

Nous revoilà au Japon, cette fois-ci avec le Babichou – intact, à part deux ou trois dents de lait manquantes – et le Papichou, de retour au Japon après un premier séjour à Kyoto (京都市).
Après le dos l’an dernier, ce sont cette année les tendons qui font souffrir, les pouces pour Mymy et l’épaule pour moi… ça promet 🙂
Cette année, je tente une nouvelle formule pour le blog : plus de billet quotidien, mais peut-être aussi du coup un peu plus qu’une simple énumération des visites du jour.
Nouvelle formule également pour le voyage, puisque nous partons en pleine période redoutée de juillet-août : pluies ou soleil de plomb, la chaleur moite devrait être au rendez-vous…
Autre nouveauté : si nous commençons par Tokyo (東京) où notre dernier séjour remonte à fin 2013, nous découvrirons ensuite les hauteurs de Nagano (長野市) mais sans neige, puis repasserons par Kanazawa (金沢市) où notre dernier séjour remonte au printemps 2012, avant de découvrir la péninsule de Noto (能登半島) sur la mer du Japon, pour redescendre vers Nagoya (名古屋市) – où nous n’avions fait qu’une courte halte, dans l’attente d’un train entre Kyoto et Tokyo, lors de notre premier séjour en 2008 – et l’utiliser comme camp de base pour autant de lieux inédits que sont Ise (伊勢市), la vallée Kiso (木曽路), Inuyama (犬山市) et Gifu (岐阜市), avant de regagner Narita (成田市) pour rentrer.
L’itinéraire a subi pas mal de modifications au fil du temps, avant de se fixer sur un bon mélange de connu et d’inconnu, de ville et de campagne, de contemporain et d’ancestral.
Je n’utilise pas, à dessein, les termes un peu usés de « moderne » et « traditionnel », parce que je crois désormais mordicus que le Japon n’est pas à la fois moderne et traditionnel mais que, simplement dans une façon non occidentale d’être moderne, le traditionnel s’inscrit dans cette modernité, non par conservatisme, mais par essence, voire par syncrétisme : tout comme le Bouddhisme et le Shintoïsme se mélangent, dans ce qui relève peut-être plus du coutumier et du rituel que de la religion, le moderne et le traditionnel font de même.
On n’est pas à la fois moderne et traditionnel parce qu’on diffuse un matsuri (祭り) en streaming 8K via la 4G+, on a simplement pris une autre voie de la modernité que l’occident.

Les préparatifs ont principalement tourné autour du fait d’obtenir ses congés pour Mymy, et donc des billets d’avion coûtant moins que plus qu’un bras : en cette saison point de soldes !
Du coup, quitte à gréver à nouveau le budget global avec le coût exorbitant d’un strapontin faiseur d’escarres en classe dite « économique », autant prendre un vol direct !
Néanmoins, fort de ne pas s’arc-bouter sur ce principe et conscient de la nécessité de préserver malgré tout le budget global, le vol ne sera direct qu’à l’aller, avec escale à Amsterdam au retour.
Chose intéressante cependant : le vol aller est un vol de nuit (23h30), avec espoir que le marchand de sable passera facilement pour tout le monde.
L’avion est un B777, intéressant dans sa conception, comme quoi à la création du 747, soit il manquait des matériaux ou des outils, soit c’était vraiment open bar pour le kérosène.
A noter que le système video est vraiment de bonne qualité, un point sur lequel il y a eu beaucoup de progrès en quelques années, mais par contre beaucoup trop lumineux, même au minimum : ça pique.
Il y a également un peu plus de place pour les jambes, mais le siège fait toujours aussi mal au séant.
Pour revenir sur le marchand de sable, s’il a fait un effet bœuf sur le Babichou et un tout petit peu d’effet sur moi, il est reparti bredouille avec Mymy et le Papichou : dur dur…
Heureusement, nous arrivons à Haneda (羽田空港) à la tombée du jour (18h30) et il est prévu de passer la première nuit à l’hôtel, sur place : une chambre pour 4, avec une bonne douche, pour tenter de récupérer du vol avant de démarrer le voyage.
Nous trouvons tout de même la force pour faire un petit tour dans l’aéroport, autrement plus propre et accueillant que CDG (le parfum de l’exotisme ?), avec une reconstitution – certes en moins large et moins long, mais tout de même praticable – de l’historique pont en bois d’architecture ancestrale Nihonbashi (日本橋), à l’instar de celle que l’on trouve dans le musée Edo-Tokyo (江戸東京博物館).
Nous nous régalons de panure (porc, poisson) avant un dodo bien mérité.

Babichou qui dort dans l’avion, Babichou qui se réveille dès potron : voilà un nouveau proverbe, qui n’est pas sans déranger la moitié du groupe, et me voit dans l’obligation diplomatique d’anticiper toilette et habillage, afin de laisser le champ (chant ?) libre aux dormeurs.
En clair : Babichou et moi-même sortons de la chambre sur les coups de 4h30, pour profiter du calme de l’aéroport au petit jour (le Pays du Soleil Levant : souvenez-vous) et prendre le premier petit déjeuner.
Mon sens aigu de l’orientation aidant, nous mettons un moment à ne pas retrouver le chemin du konbini (コンビニ) de la veille au soir, avant de demander notre chemin, apprendre que le dit konbini n’est en fait pas encore ouvert (l’honneur est sauf) et de se voir orientés vers un konbini de secours, où nous achetons notre petit-déjeuner, avant de gagner la terrasse d’observation des avions pour l’y prendre.
Nous ne restons pour autant pas longtemps en terrasse, le soleil y tape déjà fort.
De retour vers 6h30 dans la chambre, nous pouvons bien nous offrir une petite sieste, le temps qu’il soit l’heure de réveiller la chambrée, en regardant un petit Tintin : le diptyque « les 7 Boules de cristal » et « le Temple du Soleil » est notre préféré.
Babichou s’endort à la moitié du premier volet, je m’endors à mon tour à la moitié du second.
Vient enfin le moment où tout le monde est prêt, pour rejouer l’épisode du petit-déjeuner en terrasse, mais cette fois en ayant trouvé le konbini de la veille (et ouvert, pour le coup) et en étant équipé pour la terrasse.
Un petit passage par les simulateurs de vol, me rappelant à la bonne époque de Flight Simulator 3 sur PC à base de 086, et nous regagnons la chambre pour la quitter et démarrer le programme du jour : Odaiba (お台場).

Un petit tour de monorail, puis une correspondance vers le métro où nous passons d’immeuble en immeuble pendant 10 bonnes minutes, sans jamais poser le pied sur le sol : Tokyo c’est aussi ça.
Nous arrivons enfin à Odaiba, surface entièrement gagnée sur la mer – en commençant à l’époque Edo (江戸時代), où il s’est avéré nécessaire de construire des fortins pour défendre l’entrée de la baie de Tokyo – et reliée entre autres par le pont suspendu « Rainbow bridge » (レインボーブリッジ).
Après nous être allégés des valises en passant par la consigne, nous entamons la visite par le front de mer et une trempette de pieds pour Mymy et Babichou (Papichou et moi restons sagement à l’ombre : ça cogne…).
L’un des points d’intérêt majeur de l’endroit, qui ne manque pas de plaire au Babichou, est un Gundam (ガンダム) grandeur réelle, franchement super bien réalisé.
L’autre point d’intérêt est la ligne de monorail Yurikamome (新交通ゆりかもめ), qui permet d’avoir un excellent aperçu de toute la baie (et même un peu plus) tout en restant tranquillement assis.
Nous avons emprunté la ligne dans les deux sens, pour sortir à une station de celle où nous sommes entrés, pour du coup ne payer que le trajet d’une station (le prix des transports est à la distance) : que ce serait-il passé si nous étions sorti là où nous sommes entrés ?
Nous récupérons les valises, pour prendre le métro en direction d’Ikebukuro (池袋) et prendre possession de l’appartement qui va nous accueillir pour 4 nuits : 3 pièces (séjour, chambre, chambre à tatamis, cuisine et salle de bain) dans un immeuble tranquille du côté Ouest de la gare.
Heureusement qu’il y a la clim, la différence de température entre l’appartement et le couloir est impressionnante.
Quelques courses rapides dans le supermarché au pied de l’immeuble et nous voilà parés pour aller dîner : nous souhaitions un sushi bar, mais trop de monde et cb non acceptée, donc il faudra revenir et nous trouvons, en guise de plan B de premier choix, un restau de brochettes.

Première nuit, première nuit compliquée : je dors toujours moins que d’habitude en vacances, c’est à dire vraiment pas beaucoup, pour le coup 🙂
Je suis donc à l’heure pour la demie-finale France-Allemagne, qui démarre à 4h : le site qui diffuse le match en streaming en 720p tombe en rade assez vite, il faut alors se replier sur le streaming de la caméra « vue de dessus » de TF1 pour ne pas subir les rediffusions en qualité VHS qui piquent, mais ça le fait.
Pendant ce temps, Babichou et Mymy dorment.
Pour fêter la victoire, Papichou et moi-même allons faire une petite sieste matinale : Babichou et Mymy dorment.
Sonne midi (WTF!?!) : malgré le lever en catastrophe, Mymy ne peut que décaler son rendez-vous à un autre jour, la différence de climat avec la France et le vol nous ont semble-t-il plutôt fatigués.
Babichou dort… pour se réveiller sur les coups de 12h30, record pulvérisé !
Quelles options s’offrent alors à ce groupe de touristes… le shopping bien sûr !
Et quel meilleur plan shopping autour de la gare d’Ikebukuro que le Bic Camera (ビックカメラ) ?
Papichou y trouve une valise see page.
Papichou et moi-même y trouvons un sac photo à notre convenance (nous ne détaillerons pas ici la question du sac photo, sujet qui pourrait entretenir un blog à lui tout seul, tant… nous ne détaillerons pas ici j’ai dit).
Babichou y trouve quelques fournitures de papeterie et quelques bonhommes Ultraman (ウルトラマン).
Mymy y trouve quelques demandes (rien pour elle !?!).
Nous y trouvons quelques fournitures indispensables : une bouteille de Umeshu (梅酒) vieilli en fût de Yamazaki (山崎), une bouteille de Dassai 23 (獺祭), une bouteille de sake (酒) Otoko Yama (男山) que nous ne connaissions pas, quelques Yebisu Black.
A noter tout de même que, par rapport à l’an dernier, les magasins sont enfin fournis en Yamazaki, Hibiki et Hakushu (白州).
Retour à la maison pour déposer tout ça, puis direction le sushi bar, déjà blindé et où il a fallu attendre un peu pour pouvoir caser 4 personnes côte côte.
L’attente valait la peine, c’est pittoresque aussi bien qu’authentique, savoureux, et bon marché : boissons comprises, nous nous en tirons pour 45€ la cinquantaine de sushis.

Retour à la maison pour le dessert (on ne le fait pas exprès, mais il y a un konbini sur le trajet) et une nuit en deux mi-temps (interrompue par la chaleur ?).
6h30 : une légère secousse, ressentie comme une faible ondulation de l’appartement, de celles qui peuvent faire « vibrer » des appartements proches d’un métro, mais qui n’a réveillé personne.

Programme du jour, alors qu’il est censé pleuvoir et faire « frais » (25°C) : la « vallée Todoroki » (等々力渓谷).