Jour 7 : un samedi kyotoïte

Déjà une semaine que nous avons quitté la maison.
Afin de passer un samedi comme les locaux, mais aussi pour reposer nos jambes et anticiper la longue journée de demain, nous décidons d’une promenade de bonne heure dans le quartier de Shimogamo, qui apparait comme une île coincée entre les rivières Kamo et Takano, cette dernière se jetant dans la première à ce qui semble être la pointe de l’île.
A cette saison, le niveau des rivières est plutôt bas, si bien que l’on peut directement accéder à la pointe à gué, ou encore tenter de s’approcher des hérons gris ou blancs, qui se jouent de nous.

Un des centres d’intérêt du quartier est une partie boisée, où coule une petite rivière, où se trouve un duo de sanctuaires qui héberge chaque année un festival de tir à l’arc à cheval (yabusame 流鏑馬), et dont l’histoire se mêle intimement à celle du quartier et du clan Kamo depuis le VIIème siècle.

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Gallerie photos

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Pour déjeuner, nous souhaitions retrouver un vieux restaurant « dinner style », datant sans doute des années 60 et n’ayant pas bougé d’un iota depuis, tenu par vieux couple et servant du tonkatsu délicieux.
En reprenant ce qui nous semblait être le même chemin que la dernière fois, nous retrouvons l’emplacement : le restaurant n’a pas fermé !
Comme il est encore un peu tôt, nous nous promenons dans ce quartier paisible, puis en bord de rivière, avant de replonger dans une avenue beaucoup plus passante.
De retour au restaurant, nous rentrons et retrouvons le vieux monsieur : son établissement n’a toujours pas changé d’un poil, et vieillit au rythme du chef.
Nous nous régalons à nouveau, et à nouveau – comme dans tous ces restaurants servant principalement de cantine aux travailleurs – pour le montant historiquement « social » de 1000¥ par personne, soit – au cours du jour – pour moins de 8€ par personne pour un repas composé de : soupe miso, plat de porc pâné à la salade de pommes de terre et à l’émincé de chou, accompagné de riz, et une pinte de bière.

Après ce bon moment, teinté de souvenirs, nous reprenons la route pour la ligne de métro Karasuma (nord -> sud) et gagner la gare principale de Kyoto, où nous remplissons le passage imposé qu’est le grand magasin Bic Camera et achetons nos JR Kansai West Pass, dont nous aurons besoin la journée du 28 et la visite à Himeji : ce pass nous permet de payer le train moitié moins cher, ce qui n’est pas rien car au Japon le train n’est pas très bon marché, mais c’est bien là son seul défaut.

Nous regagnons ensuite la maison en bus, où nous nous endormons une bonne partie du trajet 🙂

A noter tout de même : pour l’instant – et contrairement à autrefois – il est difficile de trouver du whisky Yamazaki et même apparemment impossible de trouver les trois grands crus de Suntory dans leurs versions âgées : est ce depuis qu’ils s’affirment comme les tous meilleurs whiskies du monde ?
Est ce lié à l’afflux de touristes en général, Chinois en particulier ?

Nous verrons bien ce qu’il en est le 30, directement à la distillerie.