Jour 5 : chateau, marché, artisanat

Beau temps à nouveau.
Forcément, puisqu’aujourd’hui nous allons au château Nijō (二条城) : il fait toujours beau quand nous allons voir le château Nijō.

Pour y aller, bus et métro : le château est au coeur de la ville.
Tiens, je vais en profiter pour parler un peu des bus : Kyōto ne comporte que deux lignes de métro, ce qui fait du bus un passage imposé selon tous les guides, numériques ou papier.
Pour autant, je trouve le bus franchement pas pratique : rarement rapide, très souvent blindé de chez blindé, un enfer si vous voyagez avec une poussette (elles ne passent pas la porte de devant, celle où on doit payer son trajet).
OK je dois reconnaître que le bus 17, que nous avons pris pour la première fois cette année, me réconcilie un peu avec ce moyen de transport : pour le moment nous y avons toujours eu de la place pour 3, au fond.
Bref : préférer à mon sens le métro ou les lignes de train locales pour rejoindre rapidement les sites de visite et du coup pouvoir passer plus de temps à arpenter sur place.

Arrivés au château, c’est un peu comme d’habitude : touristes et scolaires de sortie.
Mais l’endroit est vaste et nous pourrons finalement visiter sans se bousculer.
Les deux intérêts principaux de l’endroit : les jardins, où nous pourrons à nouveau voir quelques specimen de cerisiers toujours en fleurs, et le bâtiment principal, qui comporte un parquet rossignol ou uguisubari (鴬張り). Accessoirement, la présentation du bâtiment est très didactique et montre bien la succession de pièces utilisées pour les entretiens du Shogun avec l’Empereur, ou les entretiens des seigneurs locaux avec le Shogun. Rappelons que pendant le Shogunnat, qui siégait à Tokyo (appelée alors Edo), l’Empereur vivait lui à Kyoto (jusqu’en 1868).

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Gallerie photos
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En sortant du château, tentative de déjeuner dans un restaurant de brochettes, mais il n’ouvre que le soir (i.e : à partir de 17h).
Nous poussons donc jusqu’au marché couvert touristiquement connu, le marché Nishiki (錦市場).
Il faut le voir comme une longue arcade d’échoppes bordant une allée centrale où peuvent passer à peu près 3 Japonais de front : autant dire que lorsque – c’est à dire tout le temps – des badauds s’arrêtent pour regarder les échoppes, la circulation devient très vite compliquée 🙂
On y trouve de nombreux étals de poissons et autres produits de la mer, évidemment, mais aussi des marchands de légumes, de condiments, pâtisseries, et touristiquement parlant : d’une part la boutique de couteau Aritsugu (lire ici et ) ; d’autre part la boutique de vins et spiritueux Tsunoki (lire ici).
Nous ne nous sommes pas arrêtés à la première, à la fois parce que nous ne cherchons pas – encore – de couteau onéreux de qualité, et à la fois parce que c’était blindé de monde.
Nous nous sommes arrêtés à la seconde, cherchant du whisky local et du sake Otokoyama (男山) de Hokkaidō : chou blanc ! 🙂

Nous poursuivons notre route pour traverser à nouveau Pontocho et Gion, mais de jour cette fois, avant de regagner Higashiyama pour une visite chez Tozando (trop chers les tsuba antiques…) et au Handicraft Center, magasin proposant toutes sortes d’artisanat et de souvenirs en tous genres, du plus kitsch au plus raffiné, du à 2 sous au plus cher.
Demie déception : ce n’est plus l’endroit d’avant, tout dans un même petit immeuble sur quasiment 10 étages, et les très intéressants rayons de kimono et estampes d’occasion ne le sont plus… Tant pis.

Nous terminons la journée par une promenade de nuit en remontant par l’Est de Yoshida, avec de jolies maisons et de bien jolis petits temples, dans le Higashiyama résidentiel annexé par les chats, à l’heure où ils sont tous gris.