Jour 12 : c’était bien, c’était chouette…

(ecrit par myriam)

Réveil qui vibre à 6h30. Doudou dort…
Petit déjeuner avec 1 japonais, 3 scandinaves soit 1 danois, 1 suédois mordu d’oiseaux et 1 enfant (probablement 5 ou 6 ans) et une ribambelle d’animaux en peluche !
Organisation de la journée et départ par un ciel bleu rempli de soleil et de vent glacial.

8h30 : Arrivée en bord de lac derrière un café pour trouver une bonne douzaine de trépieds et un peu plus de photographes, tous nippons hormis nos 3 scandinaves et nous.  Distribution de vivres, et là, mélange en tous genres : corbeaux, buses, aigles… Les comportements sont très différents de la glace flottante. Ici, ce ne sont pas les plus gros qui gagnent mais plutôt « les jeunes ».
Au loin, on voit des daims courir. On entend les cris des oiseaux qui se mêlent et soudain on aperçoit un renard roux clair attiré par l’odeur… Il se méfie des aigles : trop gros, bec et serres dangereux.  Il rejoint le clan des corbeaux qui, grands seigneurs, le laissent rejoindre leur sérail.

10h : retour à la minshuku pour « ravitaillement » des cartes mémoires.

11h : départ pour l’étape suivante, le « nature center ». Après une brève visite de celui-ci, la ballade en forêt et en raquettes peut commencer. Bien sûr le parcours qui est supposé prendre 30 minutes en été, dure le double : le chemin « creusé » est bien trop étroit (on serait « gros », ici ?) et marcher « hors piste » est beaucoup plus fatiguant. Nous avons la chance d’apercevoir de beaux oiseaux… et en croisant un groupe de photographes tout heureux, de découvrir bien visible dans un creux d’arbre, une jolie chouette de l’Oural, endormie. Toute ronde, toute pâle, un petit bec jaune effilé, elle semble heureuse chez Morphée… On se dit qu’on reviendra en fin d’après-midi avec « l’artillerie lourde ».

13h : après cette heure de raquettes, nous avons bien mérité de nous sustenter dans un « sushi bar ». Matthieu mange 5 sortes de thon différent. Moi, j’ose un « truc à l’aveugle » qui se révèle être un fruit de mer local (impossible de dire quoi !). Comme d’hab tout est hyper frais, hyper bon et hyper pas cher.

14h30 : Après un passage au « 7 eleven », nous arrivons au bout d’un minuscule pont sur une esplanade en forme de lande ou de toundra. Nous dégustons notre dessert (THE famous ice cream from « 7 eleven ») puis partons bien couverts sur les chemins de bois qui ainsi délimitent parfaitement l’espace où l’humain peut marcher sans risquer d’abimer faune et flore ou de s’abimer dans le lac en dégel.
Sans raquettes, la fin du trajet est ardue pour moi. J’accuse de la fatigue et de s’enfoncer à chaque pas de 20 à 50 cm est frustrant. Un régime s’impose au retour ainsi qu’une bonne séance d’osthéo. Néanmoins nous avons eu de la chance : un groupe de daims farouches nous a présentés leur « visages blancs » et un vol de cygnes est passé juste au dessus de nous me donnant à loisir l’occasion de photographier leurs silhouettes élancées.

16h15 : direction le petit cimetière au fond du bois… Celui-ci permet d’accéder en 3 minutes à l’arbre habité par la belle au bois dormant. On s’installe. Matthieu a son trepied armé. Moi, après quelques recherches pour garder une vue dégagée sur l’objet du délit, j’opte en tailleur pour une position plus exposée et moins digne. La doudoune garde mes fesses au sec… comme Pampers  ! (je suis une  maman : j’ai des références culturelles « ciblées »)

La chouette se réveille avec le soleil qui se couche. J’ai l’impression de me voir. Je me reveille une fois, deux fois. Je baille… me rendors. Je fait un brin de toilette et m’étire. Je regarde ce qui se passe, pas sûre… et paf ! d’un coup d’un seul, partie. (elle a dû réalisé qu’elle était en retard pour son travail !)
On récupère le matériel, tout étonnés de la rapidité avec laquelle, elle nous a quitté.

17h30 : plus ça va, plus il y a de monde dans la minshuku. Viennent d’arriver 2 espagnols (croisés plsu tôt dan sla journée) et deux suisses francophones dont un vrai fondu d’oiseaux  Bonjour la conversation pendant le repas. Où est le lexique ? Le danois a l’air aussi perdu que moi… il enchaine sur le foot pour mettre tout le monde d’accord, sauf moi :p Donc, je mange et me régale !

Soirée : faire les valises… pour l’instant tout rentre mais c’est super lourd (au sens propre, pour le coup).

Matthieu ronfle doucement et moi, mes yeux clignotent. Réveil à 6h30 demain. Retour sur Kusshiro… HAneda nosu attend, tard.