Jour 3 : the great Gig in the Sky

Ballade en raquettes à l’aube au même endroit que la veille pour essayer de voir les grues au réveil dans le bras de rivière : chou blanc.
Pas une grue, pas un renard, juste un vol de cygnes.
Par contre, le lever de soleil était très beau et c’est toujours agréable de se promener dans un endroit où personne n’a marché depuis au moins 24 heures, et encore : c’était déjà nous 🙂

Nous retournons sur les coup de 7h moins le quart à l’enclos naturel d’observation des grues : aucune pour le moment, mais nous comptions justement assister à leur arrivée, qui se produit un peu après 7h… superbe ballet.

Petit déj.

Check out et en route pour Kawayu Onsen et le lac Kussharo.

Le trajet se déroule sans souci : on roule lentement et on profite des paysages.
Petite différence néanmoins : il neige.
D’ailleurs la ville de Kawayu, guère plus au nord que Kushiro, est autrement plus enneigée : le ballet des chasse-neige est constant.
Check in rapide à l’hôtel, puis départ pour le lac Kussharo : assez vite la route est coupée, deux barrières et autant de panneaux nous indiquant vraisemblablement de ne pas passer.
Pour autant deux véhicules arrivent de l’autre sens, et un troisième nous double pour franchir les barrières.
Un monospace rempli de touristes occidentaux arrive à son tour de l’autre sens, franchit les barrières et nous indique au passage que la route est juste non déneigée, mais praticable sans souci, pourvu qu’on fasse attention.
Nous nous engageons donc et, effectivement, cette quasi ligne droite ininterrompue est certes recouverte de neige, mais sans glace ni verglas.

Nous arrivons donc au lac Kussharo, quasi entièrement gelé, où nous attendent une escadre de cygnes.
Le vent souffle, limite blizzard, et c’est la première fois que nous avons froid au main, et que la capuche moumoutée se montre nécessaire.
Nous prenons le temps de prendre en photo ces animaux qui, pourtant habitués à ces conditions, ne pensent qu’à s’abriter en étirant leur long cou le long de leur corps.
Certains, en se déplaçant, donnent l’impression de faire du patin à glace et même, parfois, glissent.

Nous déjeunons sur place et discutons un long moment avec un vendeur de souvenirs du cru, qui nous parle des aventures de notre Président, dans tous les sens du terme 🙂

Retour à l’hôtel, congelés, pour se réfugier au onsen, avant un dîner de cuisine locale excellente, et un gros dodo, toujours calé sur le soleil, autrement dit : 19h30.