Jour 5 : the velvet on the ground and Nikko

Mercredi 6 : on décolle de bonne heure pour rejoindre les montagnes au nord de Tōkyō et le haut lieu de la religion qu’est Nikkō (日光).

Le trajet nous permet d’employer à peu près tous les types de trains : équivalent RER (ligne Yamanote), équivalent TGV (Shinkansen), équivalent corail (Limited Express), et enfin le tchou-tchou tortillard façon micheline (local line).

A l’arrivée : les montagnes, les feuilles rouges et jaunes, et une bonne marche pour gagner l’office du tourisme, où un papi me prend pour un guide et est en tous cas bien content de mes trois mots de Japonais et du fait qu’on revienne ici pour Kōyō (紅葉 : la saison des feuilles qui changent de couleur à l’automne) après Sakura (桜 : cerisiers en fleurs).

Petite traversée à pieds de la ville, pour arriver à la zone touristique proprement dite : d’abord un très vieux pont traditionnel au dessus d’un torrent, puis montée vers la série de temples.
Malheureusement zone touristique implique fréquentation, mais nous arrivons à visiter tranquillement malgré tout, notamment en prenant le temps et en acceptant de ne pas tout voir non plus, ce qui n’est pas nécessairement un problème lorsqu’on est déjà venu et qu’on revient pour voir le changement de saison.

L’un des avantages de ces excursions campagnardes est aussi, lorsque vient l’heure de manger, de trouver des restaurants assez improbables, pour la plupart vétustes, mais où l’on se régale pour pas cher.
C’est à nouveau le cas cette fois-ci, et nous tombons même par hasard sur un restaurant où a déjeuné Jacques Chirac en 1998 : pas étonnant qu’en passionné de Japon, il soit venu à Nikkō.

Retour en marche forcé pour attraper le train et regagner la maison, avec le même rituel de l’arrêt « courses » sur le trajet depuis la gare.

Demain jeudi 7 et après-demain vendredi 8 : séjour au mont Fuji.