Jour 1 : When it comes to relaxing time…

Tōkyō (東京) 2013 c’est parti !

Toujours le même déroulement : on prépare, on réserve longtemps à l’avance, puis vient tôt ou tard le moment de faire la valise et de passer par le purgatoire… l’avion.

Un chauffeur de taxi super sympa et intéressant (vivement qu’il ait une classe S), la partie récente du terminal 2E, un contrôle laxiste (si ça pouvait être comme ça en février…), Mymy qui se trouve un cadeau (incroyable ! mais certes de choix), Starbucks qui ne sait toujours pas faire de café glacé, le statut Silver coupe-file pour embarquer, et la découverte de l’A380 : quel monstre, quelle voilure !
Ce modèle-ci fait-il partie des 16 premiers câblés à la main ? (dédicace aux victimes de GAS qui seules peuvent apprécier le handwired à sa juste valeur 🙂 ).
Bon en attendant, nonobstant l’A380, la classe éco reste la classe éco : une belle machine à escarres ! Et je n’ose imaginer un trajet vers l’Australie 🙁
Néanmoins le trajet passe plus vite que craint et je profite de cette tribune pour remercier : Bose, Asus, Falling Skies saison 3, Georges Bizet et Giacomo Puccini.
On notera que la consigne de base « redressez le dossier de votre fauteuil » était trop complexe pour le QI moyen de l’équipée : prévoir une petite modification pour une commande centralisée 🙂

Le temps à l’arrivée est plus que beau : soleil et plus de 15° à l’ombre.
Le trajet en Narita Express est l’occasion de faire une petite sieste avant de descendre à Shinjuku (新宿), direction : le Park Hyatt.
Autant dévoiler tout de suite la chute de l’histoire : cet hôtel n’est pas fait pour y arriver à pieds et n’est pas fait non plus pour y arriver une première fois 🙂
Petite galère amusante pour trouver le lobby et ne serait ce qu’accéder à son étage (l’hôtel occupe les 14 derniers étages d’un building de 52) et – il est à peine midi – la chambre n’est pas encore prête : direction un clone de Starbucks qui – lui – sait faire du café glacé et sera l’occasion d’un aller-retour de plus dans la tour pour avoir oublié qu’il faut toujours avoir du cash sur soi 🙂

L’attente néanmoins ne fut pas vaine : tout comme la tomate, la « high floor non smoking East view » se mérite, mais elle en vaut la peine !
La vue sur Tokyo est splendide et promet déjà que rien ne s’oppose à la nuit.
La chambre est splendide également avec lit king « je fais l’étoile de mer quand je veux ! » size, dressing séparé, salle de bain avec douche italienne et bain japonais façon furo (風呂) moderne avec vue sur écran plat (sic!), toilettes dans la salle de bain mais cloisonnés comme la douche : au passage, retrouver les toilettes japonaises c’est juste le bonheur…

Mais revenons aux fondamentaux : ne pas s’endormir !
Bain, douche, crème, dentifrice, déo, change : l’homo volantus laissait à désirer côté fraîcheur, il est temps d’évoluer vers homo touristus (à ne pas confondre avec l’homo tourista qui, lui, souffre de déshydratation) et d’aller faire une petite ballade pour céder au rituel éternel qui consiste à rejoindre le 7 Eleven le plus proche, et ce afin de céder également à deux rituels tout autant immuables… retirer du liquide et déguster leur glace vanille-lait concentré-morceaux de fruits.

Retour à l’hôtel par l’entrée principale cette fois (l’homo touristus gagne aussi en sens de l’orientation) et patienter jusque l’heure du dîner au bar, le « New York » bar, celui au dernier étage : ni Scarlett, ni Bill ne sont là, seul le piano demeure.
Vient – enfin – l’heure de dîner et le restaurant Kozue (梢) ne trahit pas ses promesses : c’est à la fois magnifique et délicieux, avec une carte de sake où seul un élan de régionalisme chauvin me fait regretter l’absence de crus originaires d’Hokkaidō (北海道).
Il est presque dommage de dîner ici le premier soir : nous luttons contre la fatigue et le manque d’appétit qui s’en suit, car la ribambelle de petits plats nous mène à 2h30 de dégustation, mais pour terminer avec la conviction qu’effectivement, « poetry is what gets lost in translation ».

Dormir.
Dormir.
BzzzzBzzzzBZZZZZ : la banque téléphone pour signaler que notre carte a été utilisée pour retirer de l’argent à Tōkyō.
A cet instant, la révélation que oui : l’enfer est bien pavé de bonnes intentions 🙂

Réveil un poil matinal, mais c’est mon horaire du moment, dans le ton du lieu de toutes façons, et la vue nocturne le vaut bien.
Quelques photos, notamment de la Tokyo Tower bien illuminée, contrairement au Sky Tree.

Il est 3 heures et quelques : passe une procession de motos au rupteur, mais on n’entend aucune sirène de police… quand on vous dit que les jeux video ne sont pas réalistes 🙂