Jour 9 : In the lake

Doudou m’a concocté un programme «chargé» pour cette belle journée. Départ tôt pour le lac «Akan»… mais soudainement, il me dit «oooh, y a un petit chemin à gauche qui a l’air sympatoche». Donc freinage d’urgence et marche arrière (y avait personne et je roulais à 50… comme d’hab !). On gare la voiture car la route est barrée (une autre spécialité ici : y a des «portes géantes» pour barrer une route sur deux, entre autre en cas de neige surabondante). Qu’à cela ne tienne, on prend les sacs photos et on y va : y a un «étang» à voir. C’est le matin, il fait beau, il fait frais, je me badigeonne d’écran total et la route est agréable. Jolies fleurs violettes, cadre bucolique… et l’étang est effectivement superbe. Y a une rivière avec son petit pont… Bref, les 3 kms de ballade sont assez vite passés. N.B.: La route continue sur 14 km… pas pour moi !

On arrive ensuite au lac Akan. Rien à voir avec celui d’hier… Facile d’accès, il y a même des «bateaux de plaisir» qui le sillonnent. Le volcan dont il est issu devait être juste gigantesque. D’ailleurs il n’y a pas un lac mais plusieurs, le reste du pic du volcan étant si gros qu’il a formé plusieurs lacs au lieu d’un seul.

On fait une jolie ballade aménagée (ils sont fort ces japonais): après les bords du lac où on a vu des pêcheurs, on croise un renard… trop tard mais Matthieu sort son appareil au cas où.  Et effectivement, plus loin et plus haut, on croise un «renardeau» (kawaiiiiii !) qui très étonné de nous rencontrer, file vite fait, façon «je vais me faire engueuler par maman, moi».
On a aussi vu des «sables mouvants» actifs. Un truc horrible fait d’argile blanche avec des grosses bulles qui éclatent… et forcement ça sent mauvais (sacré volcan).

Au japon, il y a forcement des escaliers : les endroits plats, c’est pour les vaches ! Et les escaliers, moi, ça me donne chaud car c’est du sport (cardio). Du coup, on profite de l’ombre pour faire un pique nique reposant, bien mérité. On repasse ensuite à l’hotel car je suis fatiguée et ai besoin de faire un «siestou». Effectivement, le soleil se lève à 4h du matin ici et comme ils ne connaissent pas les volets qui empêchent la lumière d’entrer dans les chambres, je dors mal la moitié de la nuit.

Mais ce n’est pas fini, on reprend la route direction le troisième lac : kussharo. Très impressionnant, on n’en voit pas le bout mais il a une forme en croissant de lune caractéristique. Sur la carte, matthieu aperçoit un «onsen». Ce sont des sources d’eau chaude… Comme il est à côté de campings, c’est facile pour se garer. Hop, on va faire un tour dans les alentours. Le vent est glacial mais c’est joli… Le soleil baissant, je montre à matthieu le «bain de pieds» ! Sauf qu’il s’agit d’un réel «onsen» à ciel ouvert… et matthieu a vu les fesses d’un papy japonais qui s’y plongeait complètement nu… et qui fût rejoins par maints autres messieurs (le rendez-vous des papys pour préserver leur jeunesse ? mystère…). Nous on décide de faire le tour d’une presqu’île : encore 2,5 kms de balade aménagée en pleine foret : pas de bêtes, cette fois-ci, seulement un oiseau. Je suis épuisée et au bord de l’insolation mais après une bonne nuit de sommeil et quelques badigeons de crème hydratante, tout va bien 🙂