Jour 7 : run honey run

Enfin la sortie en bateau : le temps n’est pas aussi beau qu’on aurait pu espérer, mais au moins on y  voit clair.
La promenade – 3 heures aller-retour – consiste à remonter la côte jusqu’au cap, tout en contemplant les différentes cascades et en observant la présence d’ours d’un côté, de dauphins de l’autre (ce n’est pas encore la saison des baleines, orques, ni autres espèces catégorie poids-lourds).
Le paysage est vraiment magnifique, que ce soit avec la brume qui recouvre la végétation au sommet des falaises, les cascades, ou l’étendue de la mer d’Okohtsk.
Allez, on ne va pas faire durer le suspens plus longtemps : oui, on a vu des ours, d’abord un tout seul qui cherchait des insectes sous les galets et s’est tout de même inquiété de notre présence deux ou trois fois pendant qu’on l’observait, puis un groupe de 3 (a priori une mère et deux jeunes) qui allaient ou revenaient de s’adonner à la même activité.
A cette saison où la neige vient à peine de fondre, les ours sont en recherche active de protéine a go go et recherchent donc bien davantage que plus avant dans l’été poissons (saumon de rivière notamment), insectes, daims fraichement (ou pas : le faisandé a aussi ses aficionados) trépassés.

Le retour se fait à vitesse plus rapide, un poil plus loin de la côte.
Le soleil se montre pleinement et le changement de lumière nous donne un autre aperçu, tout aussi charmant, du paysage.
Nous avons même droit à un coucou de la part d’un dauphin, apparemment très intéressé par le sillage d’un bateau de pêche 🙂
Bizarrement – le petit-déjeuner qui a du mal à passer, le contrecoup de l’activité photo intense à l’aller , ou bien le vent glacial – c’est seulement là que je ne me sens pas au mieux : la gerboulade n’est jamais très loin 🙂

L’après-midi, direction le nord et la cascade de Kamuiwakkayu : on y accède par un chemin non goudronné depuis la route qui mène aux 5 lacs, chemin qui n’ouvre qu’à partir du 1er juin.
Le chemin serpente bien dans la montagne, avec vue sur la mer : le temps est au beau fixe, c’est magnifique.
Cette cascade à la particularité de jaillir d’une source d’eau chaude : effectivement, au niveau du chemin duquel on y accède, l’eau est encore tiède.
On peut également remonter à pied cette cascade sur une bonne longueur.

Programme du lendemain : départ du parc naturel de Shiretoko, pour rejoindre le parc naturel d’Akan, en passant par la côte du Pacifique.