Jour 2 : baby you can drive my car

 

Sieste matinale, bis repetita : debout à 8h, donc tout le temps de se préparer et de prendre un petit dej, avant de dérouler un plan que nous espérons sans accroc 🙂
. navette de 9h52 jusqu’au musée
. esquive au bureau de la JAF
. retour au musée et visite si possible
. navette de 11h40 pour retourner en ville
. agence de location pour récupérer la voiture comme prévu : 12h

Note : il fait super beau.

En 10 minutes de trajet nous sommes au musée des cristaux de neige : complexe de trois musées, les deux autres étant autour du tissage d’une laine du cru, situé en haut d’une colline d’où la vue est superbe sur la campagne environnante et les montagnes au loin.
Mais je rappelle que nous sommes là pour le bureau de la JAF et la traduction des permis : hop, on redescend à l’entrée du musée, on traverse, et nous entamons notre affaire.
Premier hic : personne ne parle anglais, mais ça ne pose problème que parce que l’employé nous demande si nous voulons la traduction aujourd’hui (malédiction….). On convient, avec nos deux phrases de japonais et son anglais écrit que tout sera prêt pour 13h (un fait courant : leur apprentissage de l’anglais est extrêmement théorique et scolaire, du coup ils sont souvent incapables de dire une phrase – ou n’osent pas le faire – mais peuvent écrire l’essentiel).
Bon… premier accroc dans le plan, on passe au plan A bis :
. retour au musée et visite
. navette de 11h40 pour retourner en ville
. agence de location pour prévenir qu’on ne pourra prendre la voiture à 12h mais qu’on revient à 14h 🙂
. taxi pour retourner au bureau de la JAF pour 13h
. navette de 13h40 au musée pour retourner en ville
. agence de location à 14h, on récupère la voiture

Nous zappons le musée des cristaux de neige, pour se concentrer sur la boutique du musée sur le tissage de la laine du cru : celle-ci proposant l’éventail complet des produits manufacturés, c’est – presque – comme une visite de musée. Les articles sont beaux, mais chers… un groupe de dames âgées est en visite également, l’une d’elle vient pratiquer son anglais avec nous et nous confie que les articles sont… beaux mais chers 🙂 et du coup on se fait du bien en pouvant regretter, mutuellement et en toute discrétion, que les articles sont… beaux mais chers !
Retour en ville comme prévu, nous allons à l’agence de location, qui je le rappelle est à deux pas, pour prévenir du retard : hic bis repetita, personne ne parle anglais dans l’agence 🙂 mais bon ce n’est pas compliqué de montrer les permis de conduire, le papier avec l’adresse de la JAF et de dire qu’on sera de retour à 14h.

Nous prenons le temps de déjeuner, dans un énième restaurant de dernière étage de grand magasin (une institution au Japon) qui propose une carte super variée, super bon et pas cher, avant de s’engouffrer dans un taxi pour retourner à la JAF.
Nous montrons le papier avec l’adresse (en japonais), mais le chauffeur de taxi n’a aucune idée d’où ça peut se trouver…. cependant, ces taxis-là sont dotés d’un système de guidage télécommandé : appel du chauffeur à un central par CB pour dicter l’adresse, recherche du central, qui apparemment envoie des informations à une sorte de boitier «GPS» du taxi, boitier sans cartographie mais avec guidage vocal. Bon, on aurait pu le guider mais c’était une «expérience». C’est fou en fait de comparer la sophistication des voitures personnelle – on le verra plus tard – et la rusticité des voitures de taxi ici. A Kyoto les taxis que nous avions pris étaient dotés d’un GPS classique, enfin classique au sens Japonais : pas ou peu d’adresses «à l’occidentale», donc on saisit un numéro de téléphone en guise de destination.
Arrivée au bureau de la JAF, l’employé nous redemande les permis de conduire… on envisage illico le pire, genre il a pas commencé la traduction, genre nos permis de conduire d’un autre âge (faut dire qu’ils fleurent presque le parchemin, voire le papyrus) sont devenus incompréhensibles donc intraduisibles… en fait non, il nous remet nos traductions 5 minutes après.
Le plan se remet sur les rails, la suite est d’attraper la navette de 13h40 au musée…. nous grimpons à nouveau la colline… suspens… la navette est là !
Par contre à 45 toujours pas de chauffeur, ce qui veut dire que personne n’a réservé pour cette heure-là et que nous sommes chocolat 🙂
Retour à la boutique de produits de tissage, pour demander si on peut nous appeler un taxi : 10 minutes plus tard, le taxi arrive (il a dû bien appuyer), nous repartons pour la ville et effectivement le chauffeur est généreux sur le champignon 🙂
In fine, nous n’avons que 30 minutes de retard à l’agence, malgré un passage par l’hôtel pour récupérer le paquetage et partir directement en voiture.
A l’agence, aucun souci pour récupérer la voiture, on arrive même à faire illusion sur notre niveau de japonais (une autre employée que précédemment s’occupe de nous).

Prise en main de la voiture, l’équivalent d’une Yaris chez nous mais en version transmission intégrale (la neige tombe drû ici, de novembre à mai), avec un GPS en anglais (ce qui est une nouveauté : jusque-là le guidage était possible en anglais, mais la saisie restait en japonais) et toutes les commandes inversées (conduite à gauche oblige).

Départ pour Biei, une petite bourgade à une vingtaine de kilomètres au sud, dont l’intérêt réside surtout dans la beauté des paysages le long des routes qui y mènent.
La meilleure saison est entre mi-juin et mi-juillet, lorsque tous les champs sont en fleurs et donnent l’aspect d’un patchwork (mais je rappelle que nous sommes venus surtout pour les ours et que le meilleur moment est lorsqu’ils sortent de leurs abris hivernaux, à savoir fin mai).
Néanmoins, si ce n’est pas encore la meilleure saison, c’est déjà magnifique, d’autant plus qu’il fait beau et que les neiges éternelles des monts du Daisetsuzan se dessinent bien au loin.
Nous prenons le chemin du retour sur les coups de 17h pour rejoindre la brasserie de sake Otokoyama (voir précédemment) : dommage, nous arrivons un poil tard, puisqu’elle ferme à 17h 🙂 tant pis, elle ouvre à 9h donc on ira demain, en partant.

Retour à l’hôtel, on se délasse un peu, avant d’aller dîner dans une sorte de pub / indian café mais d’inspiration française principalement. Un serveur francophone et anglophone (rare) super sympa s’occupe de nous. Tant pis pour le régime : ce soir, c’est soirée bière et bidoche, avec du boeuf de Hokkaido, un peu gras, mais pas persillé, et en tous cas super fondant.

Retour à l’hôtel après un passage par un convini pour attraper une glace à base de lait concentré, lait, et fruits, que l’on adore, et qui devrait nous aider à digérer un peu 🙂

Programme de demain : brasserie Otokoyama, puis direction le Daisetsuzan et Asahidake Onsen, pour avoir une vue sur cet immense parc naturel et son chapelet de sommets à plus de 2000 m.

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