Jour 8 : les aventuriers des 0xff,0xd8,0xff perdus

Programme du jour : Shimogamo.
Il s’agit de la partie nord de Kyoto qui se trouve dans la fourche formée par la jonction des rivières Takano et Kamo, et on y trouve des sanctuaires shinto parmi les plus vieux, une forêt avec des arbres de plus de 600 ans, ainsi qu’un jardin botanique.

Evidemment la pluie tombe lorsque nous quittons la maison, mais par rapport à la veille ça ressemble plus à des embruns.

On commence par entrer dans la forêt avant d’arriver au sanctuaire : si à la longue, tous ces sanctuaires pourraient se ressembler, celui-ci à tout de même son originalité, et un cadre particulier.

Cette première ballade terminée, c’est déjà l’heure de déjeuner : dans la direction du jardin botanique, nous tombons sur un boui-boui dont la carte nous donne envie d’entrer.
Le restau n’a sans doute pas changé depuis 30 ans, juste vieilli un peu, tout comme le couple qui le tient.
Deux clients à l’intérieur quand nous arrivons et qui partiront avant nous, pour nous laisser une bonne partie du repas seuls dans la salle.
Spécialité de la maison : le katsu (カツ), morceaux de porc panés et frits.
J’aurais pu être tenté par la version servie en curry (à la japonaise, カツカレー) mais j’opte pour quelque chose de plus léger avec salade de chou, laitue (tiens j’ai pas vérifié si elle brillait dans le noir…) et leur fameuse salade de pommes de terre et légumes (une boule de purée, assaisonnée et servie froide).
La cuisine est centrale et ouverte, si bien qu’on voit le chef préparer le repas.
Entre temps on déchiffre la carte des boissons… pour jouer la prudence et commander une bouteille de bière (biru, ビール瓶).
Franchement, on a déjà mangé bon et meilleur dans ce style de cuisine, mais là… ça tue tout.
A la fin du repas nous discutons un peu avec le chef, mais entre ses 6 mots d’anglais et nos 3 mots de japonais… mais c’est bien sympa tout de même 🙂

On reprend la route, direction le jardin botanique, via la promenade le long de la rivière (Kamo ou Takano ? aucune idée, mais c’est pas grave) : il ne pleut pour ainsi dire plus, mais le débit reste malgré tout important.
Nous croisons une bande de chats, pas farouches, un héron et deux canards qui se tiennent compagnie sur un ilot d’herbes au milieu de la rivière, une boutique de vêtements pour chien (!?), y compris pantalons et tee-shirts disposés sur des cintres.

Arrivée au jardin botanique : c’est grand, c’est beau, c’est calme et ça sent bon.
On lâche un peu le Babichou, emmitouflé dans ma polaire qui, comme elle est bordeaux, le fait ressembler à un bonze.
Le Babichou Lama gambade donc dans le jardin et n’est pas super motivé lorsqu’il s’agit de regagner la poussette pour avancer un peu 🙂
Le jardin est décidément vraiment grand, organisé par thématique, dont les bonsaï, les iris d’eau, les roses, etc.

Le temps s’écoule, il est l’heure de prendre le chemin du retour et ça tombe bien : il y a justement un métro pas très loin, de l’autre côté de la rivière.
Nous nous arrêtons en chemin dans une librairie, où je trouve la carte Yamato n°46 qui couvre une bonne partie des chemins de randonnée autour de Kyoto : cerise sur le gâteau, je réussis à demander ce que je veux à un vendeur (une carte : chizu, 地図).
Toujours en chemin, nous croisons une boulangerie… forcément on est obligé d’avoir faim… c’était super bon 🙂

Retour à la maison, moment de repos, on récupère les photos du jour…. caramba !!!!
Enfer et damnation !
Horreur et putréfaction !
Sur les deux cartes le dossier du jour est vide… mais il a été créé tout de même, donc ça ajouté au fait que les appareils me montraient bien les photos sur écran après écriture sur la carte, et que les appareils arrivent bien à écrire sur les cartes de rechange, c’est que les photos sont dessus et donc que c’est juste la table des fichiers est pourrie, ce qui veut dire qu’on va pouvoir les récupérer : reste à trouver le bon outil, si possible gratuit ou pas cher.
Première chose : sauvegarder une image des cartes.
Ensuite un premier test avec un shareware montre que les photos sont effectivement bien dessus, mais surtout récupérables.
Diantre, la licence de celui-ci est à 50$… mon travail du jour les vaut-il ? Si on me demande à moi, je dis non, alors hop c’est reparti pour une recherche d’autres logiciels 🙂
Je finis pas découvrir PhotoRec, un freeware, certes à l’interface non graphique, certes qui pose des questions qui ne sont pas destinées au profane, mais bon on ne cherche pas un truc joli, on veut de l’efficace pas cher et à la fin de la récupération sur la première carte, j’ai tout récupéré ! ouf !
La deuxième carte est en cours, ça ne devrait pas prendre un autre chemin.
Je recommande donc ce logiciel : PhotoRec

Des idées pour une root cause analysis ?
Mêmes modèles d’appareils, mêmes modèles de cartes… je me souviens avoir supprimé au moins une photo directement via l’appareil pour chacun des deux : ça sent le bug… ou alors c’est l’humidité, mais ils sont tropicalisés quand même et il n’a pas plu tant que ça, alors resterait la condensation : à voir si ça se reproduit, je change de cartes pour la journée de demain 🙂

Pour la petite histoire : heureusement que je n’ai pas payé une licence pour un logiciel payant, parce que j’ai apparemment eu un souci de goutte d’eau ou trace de doigt sur mon objectif grand angle et du coup une bonne partie des photos du matin ont une superbe zone de flou en plein centre, façon David Hamilton dans ses meilleurs moments (berk!).
A cause des conditions du matin, je ne m’étais pas aperçu de la chose en regardant les photos sur l’écran de l’appareil, et je ne l’avais nettoyé l’objectif qu’après déjeuner, une fois sûr que ce n’étaient ni mes lunettes, ni l’écran…
Là encore c’était peut-être une histoire de condensation ou d’humidité liée aux conditions de la veille : même si le boitier est tropicalisé, on n’est jamais vraiment à l’abri de la condensation, surtout au niveau de l’objectif, d’autant plus que le grand angle ne l’est pas.
Néanmoins, autant le Pentax K5 a des qualités indéniables qui en font probablement l’un des tous meilleurs reflex semi-pro du moment, autant au niveau finition et qualité de fabrication, on reste en deçà de mon Olympus E3, bâti comme un char amphibie.

Fin de la digression technique 🙂

Donc après un moment de repos, nous sommes allés dîner dans un restau de brochettes de la chaine Daikichi, que nous avions déjà testée dans le quartier où nous résidions l’an dernier : la carte tourne principalement autour du poulet, sous toutes ses coutures ou presque, et on se régale.
Il est tard, le Babichou est fatigué et donc commence à être infernal : je rentre avec lui pendant que les autres terminent leur repas (avec tout ce que je me suis enquillé pendant la journée : un peu moins, c’est pas plus mal).

Programme de demain : le mont Hiei-san, au nord est de Kyoto.