Jour 5 : un sanctuaire, deux maiko, trois gouttes

Journée qui démarre tard, ce qui laisse le temps à chacun de se mettre en route.

Il est prévu de la pluie mais une température au-dessus de 20°C : parapluie donc, mais pas de blouson.

Programme d’aujourd’hui : la partie sud de Higashiyama, en descendant jusqu’au Kyomizudera via Gion et en remontant dans les petites rues via Maruyama.

Dans Gion, nous croisons deux fois une maiko – une vraie, pas les deux qui posent pour les touristes à l’entrée de Shirakawa – mais psychologiquement je n’arrive pas à voler une photo, et encore moins après que la première ait été mitraillée et presque poursuivie…
C’est néanmoins très joli à regarder, tradition d’un autre âge qui malgré tout perdure et constitue un des exemples du contraste paradoxal japonais.

Nous continuons notre chemin et l’ascension vers le Kiyomizudera, mais contrairement aux fois précédentes par un chemin de traverse et non par la traditionnelle rue commerçante : c’est vraiment charmant et ultra calme, la rue est toute petite et piétonnière sur sa majorité, coincée entre un temple et des maisons, puis serpentant dans un cimetière qui couvre le versant de la colline qui descend jusqu’à l’ancienne route du Tokaido, désormais remplacée par une autoroute, mais dont la nuisance sonore est bien contenue.
L’an dernier nous avions eu de la neige… cette année ce sera de la pluie : franchement rien ne vaut l’automne au Japon 🙂
Il y a néanmoins beaucoup de monde, comme toujours : écoliers en sortie scolaire, touristes a go go. Bon le cadre est tout de même extraordinaire et la végétation fournie de l’été nous offre une belle palette de verts, marrons et même rouge de l’érable du même nom.
Une fois la visite terminée, nous devons céder à la tradition et nous arrêter à la boutique de vaisselle traditionnelle pour prendre une nouvelle théière et faire une pause au café à l’étage.
le personnel est vraiment sympathique et Babichou a droit à une partie de « cache-cache coucou ».

En reprenant la route, c’est la pluie qui tombe à verse… tant pis, il ne fait pas froid, le Babichou est l’abri et Laurent parvient à m’abriter sous son parapluie assorti à sa chemise (je vous laisse deviner la couleur) pendant que je pousse la poussette (contrepèterie identité).

Nous prenons à dessein les petits rues à distance des grands axes, même si la distance se résume parfois à un pâté de maisons, pour remonter vers la maison à travers le parc Maruyama et la galerie commerçante (marché permanent couvert) proche de la maison.

Une fois rentrés, un moment de repos et un délicieux repas bien mérités : demie-journée certes, mais bien remplie.
Le Babichou joue tout seul à défaire et refaire les lits : on croit un instant qu’il va se coucher de lui-même, mais que nenni… et in fine il mettra 107 ans à s’endormir, après avoir bien fait le zouave et embêté sa mère… je me demande même si je ne me suis pas endormi avant lui 🙂

Programme de demain : musée du manga pour certains, le zoo pour d’autres (en espérant que malgré le temps pluvieux, vouvous et cocos seront de sortie), et on verra quoi l’après-midi.